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communiqué sur le concordat jeudi 18 février 2021

Dans le cadre des débats parlementaires sur le projet de Loi « confortant le respect des principes de la République », les députés de la France Insoumise et le Parti socialiste remettent encore violemment en cause le statut concordataire de l’Alsace-Moselle.

Pour rappel le Concordat, héritage de Napoléon, permet à l’Etat moyennant un contrôle sur les cultes (approbation de la nomination des ministres des cultes notamment) de les rémunérer. Ce statut concordataire, initialement accordé à l’église catholique, est étendu aux cultes calviniste et luthérien en 1802, puis à la religion juive en 1808.

Sujet à de nombreuses attaques, la plupart du temps de la part d’islamogauchistes, le Concordat est à nouveau menacé. Le 5 août 2011, le Conseil Constitutionnel a pourtant considéré qu’il n’existait pas de contradiction entre le principe constitutionnel de laïcité et le droit local des cultes d’Alsace-Moselle.

« La persistance de l’exception du Concordat est choquante » s’exprimait le député de la France Insoumise Alexis Corbière dans un entretien accordé à Marianne. Ce qui est réellement choquant, c’est la paralysie de la pensée et donc des actes des différentes « couleurs » politiques à ce sujet.

La violence de ces attaques marque la volonté de dissimuler la réalité qui se cache derrière : le financement du culte musulman dont ils n’osent pas parler. Or il faut bien dire la vérité : ce financement existe déjà. La grande mosquée de Strasbourg ou le premier centre islamique d’Europe, An-Nour à Mulhouse sont quelques exemples en la matière.

Les collectivités locales, les municipalités toutes étiquettes confondues, sont déjà largement compromises dans le financement du culte musulman, via l’attribution de baux emphytéotiques permettant l’acquisition de terrains pour construire les mosquées pour un euro symbolique; via les collectivités régionales ou départementales qui attribuent des subventions à des associations soi-disant culturelles, en réalité cultuelles ; via la politique délibérément communautariste de certains élus locaux, achetant la paix sociale et souvent les suffrages, sur le dos des principes républicains.

Il est donc parfaitement inutile de prétexter supprimer le financement des cultes et donc le Concordat pour renforcer la laïcité. Le maintien du Concordat permet au contraire de stabiliser, voire de renforcer cette notion de laïcité. Si nous voulons éviter la terreur islamiste en tuant le Concordat, nous aurons toujours la terreur islamiste et nous aurons réussi à tuer cette notion de laïcité à la française qui fait la richesse de notre histoire et de notre pays.

Eu égard à la forte identité régionale, eu égard aux spécificités historiques de notre région, le Rassemblement National réaffirme son attachement profond au régime concordataire.

Marie-Hélène de Lacoste Lareymondie

Conseillère régionale

Virginie Joron

Déléguée départementale du RN Fédération du Haut-Rhin

Conseillère régionale

Député européen