Sélectionner une page

Communiqué de presse (19/01/2021)

Lors de sa dernière conférence de presse, le 14 janvier 2021, le Gouvernement a annoncé une timide reprise des enseignements à 50 %; celle-ci ne concernerait pourtant que les travaux dirigés des étudiants et des apprentis des nouveaux entrants dans l’enseignement supérieur.

Il s’agit là, une fois de plus, d’une demi-mesure, déconnectée des réalités auxquelles sont confrontées Universités et étudiants; mesure qui ne permet toujours pas une véritable reprise des enseignements en présentiel.

La décision imposée en octobre par le Gouvernement de mettre brutalement fin aux enseignements pour les faire tous passer en distanciel a constitué une hérésie pédagogique et sociale ne tenant pas compte de ses effets sur la santé et la réussite des étudiants(risques psycho-sociaux, en termes de santé mentale, d’isolement et de précarité, inquiétudes sur l’insertion professionnelle ultérieure).

La décision que vient de prendre le Gouvernement ne tient pas non plus compte de la diversité de de la situation des Universités françaises en général et de celles du Grand-Est en particulier. Selon, que l’on soit à Nancy, Mulhouse, Metz, Strasbourg, Epinal ou Saint-Dié, la réalité n’est pas la même! On ne peut pas traiter de la même façon l’étudiant inscrit à Charleville-Mézières et celui de l’Université de technologie de Troyes, l’étudiant suivant un Master 2 avec une dizaine d’inscrits de celui inscrit en 1ère année de Médecine (PASS, parcours accès santé spécifique).

De même et alors que les classes préparatoires n’ont pas cessé de fonctionner, empêcher le déroulement des enseignements universitaires en présentiel est une grave erreur pédagogique. L’enseignement ne constitue pas en la simple récitation d’un cours par l’enseignant, il suppose interactions, débats et démonstrations, toutes choses quasi impossibles à réaliser lors d’interventions online! Si l’homme est un animal social, plus encore l’étudiant, dont la construction intellectuelle se nourrit de l’échange et de la disputatio!

Alors que va débuter le second semestre, il faut laisser aux établissements la totale liberté d’organiser le retour en présentiel de leurs étudiants, compte-tenu de leur nombre dans telle ou telle filière et des conditions permettant leur accueil dans de bonnes conditions sanitaires. Si l’on peut assister à une cérémonie religieuse à plusieurs dizaines pendant plus d’une heure, pourquoi ne pourrait-on pas assister à un cours dans un vaste amphithéâtre ou à une séance de TD à 15 dans une salle de 40 places?

L’université française doit cesser d’être la 5e roue de l’enseignement français !

Bertrand Pauvert
Conseiller municipal de Mulhouse et d’agglomération M2A
Délégué de La Droite populaire pour le Haut-Rhin

Virginie Joron
Déléguée départementale du RN Fédération du Haut-Rhin